À jour : octobre 2026. Les citoyens de l'UE, de l'EEE et de Suisse n'ont besoin d'aucun visa, d'aucun titre de séjour ni d'aucun enregistrement pour vivre, travailler ou étudier en France, quelle que soit la durée du séjour (fiche Service-Public F2651). En pratique, il vous faut une adresse française, un compte bancaire et un numéro de sécurité sociale : les salariés sont affiliés via leur employeur, les inactifs attendent trois mois pour la PUMa. La carte de séjour UE facultative est gratuite, et après cinq ans vous obtenez la résidence permanente.
À retenir
- Les citoyens de l'UE, de l'EEE et de Suisse n'ont besoin d'aucun visa ni d'aucun titre de séjour, quelle que soit la durée.
- La France ne connaît aucun enregistrement de domicile ; la carte de séjour UE est facultative et gratuite.
- Les salariés sont couverts via la DPAE de l'employeur ; les inactifs attendent trois mois pour la PUMa.
- Une banque ou un bailleur qui exige un titre de séjour se trompe : citez la fiche F2651.
- Les permis de l'UE n'ont jamais à être échangés et échappent à la nouvelle taxe de 40 €.
Les citoyens de l'UE ont-ils besoin d'un visa pour la France ?
Non. Les citoyens de l'Union européenne, de l'Espace économique européen (qui ajoute l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège) et de la Suisse bénéficient de la libre circulation. Vous n'avez besoin d'aucun visa, d'aucune autorisation d'entrée ni d'aucun titre de séjour pour entrer ou rester, quelle que soit la durée du séjour, selon la fiche Service-Public F2651. Une carte d'identité ou un passeport valide suffit, et il n'existe aucun enregistrement en mairie ou en Préfecture.
Vous pouvez demander une carte de séjour citoyen UE facultative, qui coûte 0 €. Elle sert pour un dossier de naturalisation, certains actes d'état civil, et face aux banques ou bailleurs qui n'acceptent pas un refus. Les préfectures la délivrent sur rendez-vous, et les créneaux sont rares en Île-de-France : la plupart des citoyens de l'UE vivent en France des années sans elle.
Ni OFII ni validation ANEF pour les citoyens de l'UE
Les citoyens de l'UE peuvent-ils travailler et étudier en France ?
Oui. La libre circulation inclut le droit de travailler : vous pouvez occuper n'importe quel emploi, exercer en indépendant ou diriger une entreprise dans les mêmes conditions que les Français. Aucune autorisation de travail n'est requise, et les employeurs n'ont pas à vous parrainer. Vous avez aussi le droit d'étudier et de résider comme demandeur d'emploi, salarié, étudiant ou résident autonome. Si vous êtes inactif ou retraité, la fiche F2651 de service-public.fr demande une assurance maladie et des ressources au moins égales au barème du RSA (environ 651,69 € par mois pour une personne seule sans enfant, en 2026).
Les étudiants de l'UE paient les mêmes droits que les Français : 178 € par an en licence et 255 € en master en 2026-27, plus la CVEC de 105 €, contre 2 902 € et 3 950 € pour les étudiants hors UE. Vos qualifications professionnelles obtenues dans un autre État de l'UE sont souvent reconnues, mais certaines professions réglementées exigent une procédure de reconnaissance. Vérifiez votre métier sur service-public.fr.
Que faut-il faire en France selon votre situation de citoyen de l'UE ?
| Situation | Démarche de séjour | Couverture santé | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Salarié UE qui commence un CDI | Aucune | DPAE de l'employeur, puis formulaire S1106 à la CPAM | Banques ou RH qui réclament à tort un titre |
| Retraité ou conjoint UE sans emploi | Aucune ; ressources et assurance au-delà de 3 mois | S1106 et PUMa après 3 mois de résidence stable | Couvrir les premiers mois avec votre assurance d'origine ou une assurance privée |
| Étudiant UE | Aucune | Dossier sur etudiant-etranger.ameli.fr | Droits UE : 178 € ou 255 € plus 105 € de CVEC |
| Visiteur UE jusqu'à 3 mois | Aucune | Carte européenne d'assurance maladie | Aucune démarche française n'existe |
| Conjoint hors UE d'un citoyen de l'UE | Carte de séjour membre de famille UE | Via l'affiliation du citoyen de l'UE ou son propre emploi | Visa d'entrée parfois nécessaire selon la nationalité |
Les trois premiers mois sont inconditionnels pour tout citoyen de l'UE. Au-delà, vous devez être salarié, étudiant, ou disposer de ressources suffisantes et d'une assurance maladie, comme l'explique la fiche F2651. Personne ne le vérifie à un guichet, puisqu'il n'existe pas d'enregistrement, mais cela conditionne votre accès à la CPAM et aux prestations.
La règle de la PUMa compte surtout pour les inactifs. La prise en charge publique ne s'ouvre qu'après trois mois de résidence stable (Service-Public F34308), avec des exceptions pour les étudiants inscrits et quelques autres publics. Un citoyen de l'UE salarié échappe à ce délai, car la DPAE de l'employeur déclenche l'affiliation. Les dossiers UE et salariés avancent aussi plus vite : une citoyenne européenne enceinte a reçu un numéro provisoire en deux semaines environ et sa carte en trois à quatre mois, quand les dossiers PUMa hors UE prennent souvent un an.
De quoi les citoyens de l'UE ont-ils besoin pour s'installer en France ?
La vie quotidienne en France repose sur trois éléments, même sans enregistrement. D'abord, une adresse française et un justificatif de domicile de moins de trois mois à votre nom, que chaque administration vérifie séparément. Ensuite, un numéro de sécurité sociale délivré par votre CPAM et géré sur ameli.fr. Enfin, un compte bancaire français avec un IBAN français pour le salaire, le loyer et les factures. Lors d'un déménagement, le service « Je change d'adresse » de service-public.fr prévient la CAF, la CPAM et les impôts en une fois.
- Étape 1 : Trouvez une adresse en France et conservez un justificatif de domicile récent à votre nom.
- Étape 2 : Ouvrez un compte bancaire français avec votre passeport ou carte d'identité de l'UE pour obtenir un RIB.
- Étape 3 : Inscrivez-vous à la CPAM (S1106, ou via l'employeur) pour obtenir votre numéro de sécurité sociale et la carte Vitale.
- Étape 4 : Continuez à conduire avec votre permis de l'UE ; il n'a pas à être échangé.
Consultez notre guide du justificatif de domicile pour savoir quels documents les banques et la CPAM acceptent en pratique.
Que faire si une banque ou un bailleur exige un titre de séjour d'un citoyen de l'UE ?
Certaines banques, certains bailleurs et services RH réclament encore une carte de séjour aux citoyens de l'UE. Cette demande est une erreur de formation du personnel : les citoyens de l'UE, de l'EEE et de Suisse n'ont aucun titre, et un passeport ou une carte d'identité de l'UE suffit légalement pour ouvrir un compte. Imprimez la fiche Service-Public F2651 et montrez-la ; la plupart des guichets cèdent à ce stade.
Si une banque refuse quand même, demandez un refus écrit et utilisez la procédure de droit au compte de la Banque de France, qui désigne une banque tenue d'ouvrir un compte de base pour 0 €. Ne demandez pas la carte facultative pour satisfaire un seul guichet : les rendez-vous en préfecture peuvent prendre des semaines, et le compte attendrait d'autant. Pour un bailleur, la même fiche avec votre pièce d'identité, vos bulletins de paie ou vos justificatifs de ressources forment un dossier complet ; exiger une carte de séjour n'a aucune base légale.
Qu'en est-il des membres de famille hors UE ?
Les membres de famille qui ne sont pas citoyens de l'UE, de l'EEE ou de Suisse ont un droit dérivé à vous rejoindre, mais ils ont besoin d'une carte de séjour portant la mention « membre de famille d'un citoyen de l'UE ». Elle concerne le conjoint ou partenaire, les enfants et les ascendants à charge. Selon la nationalité, un membre de famille hors UE peut aussi avoir besoin d'un visa d'entrée avant d'arriver.
La demande passe par la Préfecture ou le portail ANEF. Vous prouvez le lien familial et votre propre résidence en France. Les membres de famille de citoyens de l'UE sont aussi exonérés des droits universitaires différenciés et paient le tarif national de 178 € ou 255 €. Vérifiez la liste exacte des pièces sur service-public.fr avant de déposer.
Comment obtenir la résidence permanente ?
Après cinq ans de résidence légale continue en France, les citoyens de l'UE, de l'EEE et de Suisse acquièrent le droit au séjour permanent. Ce droit est automatique, mais vous pouvez demander une carte permanente de dix ans comme preuve en Préfecture, avec cinq ans de justificatifs de résidence comme les avis d'imposition. Le même délai de cinq ans s'étend à vos membres de famille hors UE qui ont vécu avec vous.
La carte vaut son rendez-vous si vous envisagez la naturalisation. Depuis le 1er mai 2026, le droit de timbre de naturalisation est de 255 €, contre 55 €, en application de la loi de finances 2026. Conservez vos avis d'imposition dès la première année : ce sont les preuves les plus simples de cinq ans de résidence.
Sources : service-public.fr (fiches F2651, F34308, F1460), ameli.fr et la Banque de France, à jour en octobre 2026. Les règles et les taxes évoluent : vérifiez votre situation sur service-public.fr avant d'agir.
Questions fréquentes
Les citoyens de l'UE ont-ils besoin d'un visa pour s'installer en France ?
Non. Les citoyens de l'UE, de l'EEE et de Suisse bénéficient de la libre circulation et n'ont besoin d'aucun visa, d'aucune autorisation d'entrée ni d'aucun titre de séjour pour vivre, travailler ou étudier en France, quelle que soit la durée du séjour. Une carte d'identité ou un passeport valide suffit (fiche Service-Public F2651).
Les citoyens de l'UE doivent-ils s'enregistrer auprès de la préfecture en France ?
Non. La France ne connaît aucun enregistrement de domicile, pour les citoyens de l'UE comme pour les autres. Vous pouvez demander une carte de séjour citoyen UE facultative et gratuite, mais jamais par obligation. Il vous faut tout de même une adresse française, un numéro de sécurité sociale et un compte bancaire.
Que faire si une banque demande une carte de séjour à un citoyen de l'UE ?
Montrez la fiche Service-Public F2651 : les citoyens de l'UE n'ont pas de titre de séjour, et un passeport ou une carte d'identité de l'UE suffit légalement pour ouvrir un compte. Si la banque refuse quand même, demandez un refus écrit et utilisez la procédure de droit au compte de la Banque de France, qui désigne une banque tenue d'ouvrir un compte de base.
Un citoyen de l'UE peut-il travailler en France sans autorisation ?
Oui. Les citoyens de l'UE, de l'EEE et de Suisse peuvent occuper n'importe quel emploi, exercer en indépendant ou créer une entreprise en France dans les mêmes conditions que les Français, sans autorisation de travail. La déclaration préalable à l'embauche (DPAE) de l'employeur déclenche aussi votre affiliation à la CPAM.
Les citoyens de l'UE doivent-ils échanger leur permis de conduire en France ?
Non. Un permis de l'UE ou de l'EEE reste valable en France sans limite. Vous ne l'échangez qu'en cas d'expiration, de perte, de vol ou d'infraction, et les permis de l'UE sont dispensés de la taxe d'échange de 40 € instaurée le 12 mai 2026.
Que se passe-t-il après cinq ans de résidence en France en tant que citoyen de l'UE ?
Après cinq ans de résidence légale continue, les citoyens de l'UE, de l'EEE et de Suisse acquièrent un droit au séjour permanent. Vous pouvez demander une carte permanente de dix ans comme preuve, utile pour un dossier de naturalisation, mais elle reste facultative.
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